Au plafond de la libellule, un enfant fou s'est pendu.

Au plafond de la libellule, un enfant fou s’est pendu.
Je n'ai plus rien a faire ici. Je ne sais pas trop comment expliquer que je n'arrive plus beaucoup à écrire là car tout ce que j'ai besoin d'écrire ne doit pas être écris devant tout le monde. Je vais déposer mes mots perdus ailleurs, là où ils pourront s'exprimer pour de vrai, et ne plus faire semblant.
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# Posté le jeudi 18 juin 2009 14:02

Modifié le lundi 22 juin 2009 17:31

J'arrête l'art, J'arrête la photo, J'arrête.

J'arrête l'art, J'arrête la photo, J'arrête.


Et je vois, sur cette page griffonnée de mots, mon incapacité. Le temps d'une phrase, mon enthousiasme s'évanoui dans l'encre de l'imprimante. Et merde ! Je m'était pourtant faite a l'idée de vivre a Paris, dans le bruit et la foule, de ne pas avoir le temps, de rentrer dans une chambre vide tout les soirs. Tout ça, a cet instant précis de ma vie, est en train de se perdre a cause d'une phrase. Ce « nous avons le regret de vous annoncer » ...

# Posté le mardi 09 juin 2009 07:24

Bancalement.

Est-ce qu'il ne fait pas trop froid là-bas, est-ce que tu connais les fleurs sur le toit de toi, est-ce que tu sais pour le vent qui gifle les volets ? Est-ce que je peux t'envoyer un peu d'ici, et deux, trois livres maintenant qu'ils te foutent la paix avec les tuyaux dans le nez ? Est-ce que tu es parti te cacher dans un caillou, un plat à tartes, un nouveau-né, un tissu, une broderie et comment c'est maintenant qu'il fait tout le temps nuit ? Il y a bien les souvenirs, mais quelqu'un les a électrifiés et connecté a mes cils, dés que j'y pense, j'ai les yeux qui brûlent. Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi.


Bancalement.

# Posté le lundi 11 mai 2009 14:55

Modifié le jeudi 14 mai 2009 17:53

J'ai besoin de savoir que je peux me raccrocher a quelqu'un, comme un banc sur lequel m'appuyer.

J'ai besoin de savoir que je peux me raccrocher a quelqu'un, comme un banc sur lequel m'appuyer.

Hier j'étais a Paris, et je ne me sentais pas très bien. J'ai montré mes collages a des gens importants et subi leurs affronts, parce qu'ils ne sont pas numériques, ils sont en vrai, sur du papier, avec de la colle et des épaisseurs. J'ai eu du mal a me souvenir toutes les dates et tous les noms étranges des artistes russes. Ils ont aimé mon portfolio. Mais dans tout ça, quant je suis sortis, je n'ai eu personne, physiquement parlant, a qui raconter que l'âme de mes collages sont restés dans ce grand bâtiment, personne a qui raconter. Alors, je me suis promené dans Paris, arpentant les quai de Seine a la recherche d'un visage familier ou par défaut, de quelqu'un a pincer, pour me persuader que tout ça est bien réel.

# Posté le mercredi 29 avril 2009 04:34

Avis aux initiés : George Sand était une salope !


Cher ami,
Je suis toute émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l'abandon où je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourez bien vite et venez me le
faire oublier. À vous je veux me sou-
mettre entièrement.

Votre poupée


Lettre de George Sand à Alfred de Musset.
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# Posté le vendredi 17 avril 2009 16:48